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 [Nouvelle] Le Sabre du Cerisier

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Naqqah
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MessageSujet: [Nouvelle] Le Sabre du Cerisier   Sam 04 Avr 2009, 20:58

Cette histoire relate des évènements passés bien avant l'aventure de DonMaïa, un projet que j'essaierai sûrement de faire... u___u



C’est avec dégoût qu’il s’essuya le front. De nouveau, il braqua son sabre et s’élança. Le rondin, déjà bien amoindri par les précédents coups, ne pouvait plus résister devant un nouvel assaut : il se brisa net. Hydargos prit le torchon imbibé d’eau et se le passa sur le front. Il prit aussi un seau d’eau claire et se versa le contenu sur le corps. Décidément, ces entraînement matinaux quotidiens l’épuisaient, autant physiquement qu’économiquement : acheter des mannequins de bois ou tailler de nouveaux rondins commençait sérieusement à coûter cher ! Heureusement que Minos gérait le coup avec ses tournées régulières dans les villes :
« Jamais je ne ferai ça ! M’exposer en public, comme un pitre… »
Il regretta d’avoir pensé cela, car c’est ce que faisait Minos, et cela l’arrangeait bien !
De nouveau, il passa le torchon sur son visage et alla s’asseoir sur la première marche d’un petit escalier de bois, menant à la cave, là où il était. Il souffla, et tourna la tête : la salle d’entraînement lui paraissait bien vide. Elle se composait en faut de deux parties : le cercle centrale, là où il s’entraînait, avec le rondin de bois, encore fraîchement entaillé, et le tour ce cercle. La pièce en elle-même était rectangulaire, ce qui permettait de ranger plusieurs affaires, et placer quelques meubles. Mais Hydargos ne le faisait pas. Les seules choses qui traînaient étaient encore deux trois mannequins – Cce qui lui fit penser qu’il devrait bientôt en racheter -, quelques rondins, encore jamais utilisés pour la plupart, et quelques portes sabres, sur lesquels étaient soigneusement rangés 4 sabres. Il se rappela qu’il avait encore le sien en main, et le jeta contre le porte sabre le plus proche. Le projectile arriva pile à sa place, comme s’il avait été posé. Hydargos se releva et passa les quelques marches qui le séparait de l’étage supérieur.
Il arriva dans la cuisine, petite pièce, tout comme toutes les pièces de cette maison. C’était une pièce simple, avec deux meubles : une table et une armoire. Dedans, quelques verres et une baguette de pain, plutôt petite d’ailleurs. Quelques araignées ne s’étaient pas faites priées pour s’installer, et occupaient déjà une bonne partie du coin de la salle. La peinture s’effritait, et les dalles de carreaux étaient rayées et sales, mais cela, les deux frères s’en fichaient : Minos et Hydargos ne mangeait que le petit déjeuner chez eux, et repas maigrement consistant. Hydargos lança le coutelas qu’il gardait toujours sur lui sur la portière de l’armoire de bois : il sa planta dedans comme si c’était du beurre, et ce geste ouvrit la portière. Hydargos prit un verre et un bout de pain, puis se désaltéra et mangea. Son repas était particulièrement peu consistant. Mais lui et son frère ne mangeaient que le strict minimum : ils n’étaient pas riches, et de plus, leur appétit n’avait jamais été très grand. Il reprit son coutelas en fermant la portière, et sortit de la pièce. Il repartit en direction de la cave prendre son sabre.

En sortant, il fut étonné de remarquer que son frère n’était pas sorti non plus, et il était convaincu qu’il l’aurait entendu s’il était dans la maison, même endormi. Il passa ce détail, qui lui semblait quand même étrange. Il marcha dans le petit jardin offert avec la maison, recouvert d’une fine couche de glace. La végétation n’était pas présente, et cela rendait le paysage assez morne. Il ouvrit le portail, qui grinça lorsque les gonds pivotèrent. Il marcha sur une allés de terre retournée pendant une dizaine de minutes, et il arriva au pied de la ville fortifiée de Hernal. Les murailles qui l’entourait n’étaient pas très grandes, mais suffisamment imposantes pour faire changer d’avis un parfait brigand. Ces murailles étaient faites de pierres grises, et certaines ne tenaient plus : une brèche aurait facilement put être faite. Hydargos retint cela, quelque chose qui pourrait toujours lui être utile. Il marcha encore deux minutes, et arriva devant les portes de le ville : c’était des portes qu’étaient autrefois majestueuses, mais qui se faisaient vieilles et qui méritaient bien une bonne retraite. Elle étaient faite essentiellement de bois recouvert de bronze. La rouille avait fini par infester ce métal assez sensible. Hydargos n’en avait cure : il traverserait les murailles, comme il le faisait d’habitude. Il relia son sabre, récupéré avant de sortir de chez lui, avec l’un de ses deux coutelas, puis il jeta avec force son sabre par-dessus la muraille : celui-ci se planta aisément dans le gazon des jardins publics de la ville. Il s’appuya légèrement sur son coutelas pour commencer l’ascension qu’il s’apprêtait à exécuter. A plusieurs reprises, son sabre faillit se décrocher de la pelouse, mais la glace le retint. Il se dépêcha, de peur de la glace ne se brise. Une fois passé outre la muraille, il reprit son sabre, qui était plein de terre. Cela le fit quand même ricaner, car on essuie les sabres en les plantant dans la terre, alors qui ils en sortent sales… Il rangea son sabre dans son fourreau à l’aide de son coutelas coupa la corde désormais bien maigre, pour cause de l’effort fourni pour traverser la muraille. Il rangea son coutelas et reprit sa marche vers les quartiers populaires de Hernal, qui étaient réputés pour être des « coupe-gorge », mais Hydargos se fichait totalement de passer dans un quartier mal famé. Il arriva après cinq minutes de marches devant les bâtiments au rabais offerts par le maire de la commune. Bien que les premiers bâtiments semblaient bien entretenus, cela n’était fait que pour garder l’image d’une ville propre. Les immeubles étaient petits, et abîmés : le plâtre partais par couches entières, les balcons tombaient dans le vide, et des choses bien plus dangereuses encore. Les trottoirs étaient eux aussi étroits, et les rigoles étaient pleines d’eau, et pas forcément que d’eau. Décidemment, l’argent manquait partout. Plus aucun travail ne pouvait être fourni pour manqua crucial d’argent : beaucoup de magasins disparaissaient pour partir dans le continent riche, Iliaän. Certaines personnes se résignaient alors à partir là-bas, elles aussi. Quelques bistrots de quartier venaient d’ouvrir, ou n’avaient pas encore fermés ; cela se produisait souvent lorsque des clients assez amochées décidaient de faire à leur façon. Généralement, cela se terminait au mieux par une intervention des gardes urbains, et au pire avec quelques morts, et parfois le barman, bien que ceux-ci étaient équipés pour ce genre de situations. Quelques tables étaient encore sorties, malgré les heures matinales et le froid qui régnait en ce moment. Personne n’avait vu de Cerisier Divin depuis six mois, et ce froid n’était pas normal. Mais Hydargos n’avait pas le temps de s’en préoccuper, et passa son chemin, jusqu’à arriver à une place publique, fréquentée par beaucoup de personne. Sauf en ces heures. Il s’assit sur un cagot retourné, qui ne supporta que très mal le poids du garçon. Enfin, après une vingtaine de minutes d’attente, un homme un peu boulot arriva, en sautillant comme un enfant.
« Tiens ! Déjà là toi ? Je pensais arriver en avance !
Hydargos esquissa un sourire :
Ne t’inquiète pas, j’ai l’habitude d’attendre. Tu m’as demandé, que me veux-tu ?
L’homme un peu boulot sembla réfléchir, comme s’il hésitait à dire ce qu’il avait à dire.
Peut-être pourrais-tu voir cela. Je… je ne sus pas sûr, mais paraît-il que l’on cherche un homme de main au fort…
Hydargos réfléchit à nouveau : le fort était rempli de gardes, même qu’il en contenait trop : une attaque avait amoché la partie Sud du château, et il avait été obligé de rétrécir la taille de ce fort, si on voulait le garder en place. Mais ce n’était pas le maire qui avait fait ce choix : le château était totalement indépendant de la ville qui l’entourait. Cette offre semblait assez étrange : les personnes maniant la lance étaient considérés comme les gardes parfaits, et il en courait plein les rues, et c’est plutôt ces personnes que l’offre devrait viser.
Tu me dis ça, mais tu sais bien que ce sont les lanciers qui sont demandés.
Au juste, le Roi a expliqué que cette fois, il ne ferai pas de discrimination selon les compétences de chacun… paraît-il que c’est un emploi assez spécial !
Hydargos fut étonné de savoir cela : le Roi n’avait pas pour habitude de changer son
train-train quotidien !
Cela m’étonne, mais j’irai voir ça au château. Et sache qu’il était inutile de m’appeler si tôt : mon frère travaille souvent dans le ville, en faisait la « foire », donc je l’aurai su de toute façon ! Minos sait bien s’informer. »
L’homme qui avait convoqué Hydargos bredouilla quelque chose et partit en courant q’une façon un peu… bizarre. Hydargos se dirigea donc vers le château, laissant derrière lui un centre ville désert.

Après une bonne vingtaine de minutes de marche, il atteignit enfin les remparts du forts, bien plus imposants que ceux de la ville, qui étaient très bien conservés et gardés. Il ne pourrait pas faire le même coup que la dernière fois, et de toute façon, il n’aurait pas eu la force de la faire ! Alors il attendit que les portes s’ouvrent : il s’assit sur une pierre plate et reposa sa tête sur le fourreau de son sabre. Il ne fut pas lent à récupérer le sommeil perdu par un réveil si matinal.

Un grand bruit le réveilla : la ville était entré en ébullition. Déjà les marchands vantaient les qualités de leurs produits, déjà les gens couraient, et pour les plus chanceux, ils couraient pour un retard au boulot, tout le monde braillait, jouait s’amusait. Bref, le réveil était annoncé. Hydargos vit un mince soleil pointer son nez, après tant d’heures de sommeil. Il ne faisait pas chaud, une dizaine de degrés tout au mieux, mais le vent n’était pas de partie, ce qui réchauffait quand même un peu. Les portes du château venaient de s’ouvrir, et deux gardes chargés de la surveillance de nuit sortirent cinq minutes pour se dégourdir les jambes.
« Bonjour. J’aimerais savoir quelque chose…
Les deux gardes se regardèrent, puis fixèrent Hydargos comme s’il s’agissait de la peste, puis sils haussèrent les épaules, ce qui énerva le concerné, mais il le cacha :
On m’a informé qu’un poste différent des autres postes était proposé au château…
Haha ! Tu es bien informé ! Effectivement, le roi demande un homme de mains, toujours libre ! Seul Dieu sait pourquoi ! »
Puis les deux hommes rentrèrent vers le château, et Hydargos s’empressa de les suivre. Lorsque le porche du château arriva, il ne s’attarda pas à la contemplation des magnifiques sculptures ou bien les somptueux jardins et s’engouffra dans le château. Il se retrouva dans la cour intérieure où se seuls quelques gardes se trouvaient à cette heure : peu de nobles avait besoin de travailler ! De nombreux édifices floraux trônaient dans cette magnifique cour. Quelques gardes effectuaient leur travail quotidien, mais le Roi avait fait en sorte d'engager suffisamment de gardes pour que chacun ait peu de travail. Hygdargos, impatient de découvrir ce que le Roi demandait pour son embauche. Alors il se dépêcha de partir vers la salle du public.

Il avait bien attendu une heure avant que quelqu'un daigne s'occuper de son cas. Un secrétaire alla le voir demandant ce qu'il désirait. Hydargos demande qu'il souhaitait bénéficier de l'offre promise par le Roi :
« Je suppose que vous voulez parler de la proposition d'embauche ?
Quoi sinon ?
Le secrétaire sembla étonné que l'on lui parle comme ça, mais il ne dit rien.
Suivez-moi. La salle est à quelques pas.
Ils avancèrent jusqu'à un salle voisine, petite, dans laquelle était simplement placé une table en pierre et deux siège : en confortable, du côté du secrétaire, et en bois simple, un simple tabouret à trois pieds : Hydargos comprit vite pourquoi les secrétaires du Roi étaient si riches ! Il s'essaya sur ce siège et le secrétaire sur celui de l'autre côté du bureau.
Alors, vous désirez l'emploi que le Roi a proposé... Déjà, savez-vous en quoi cela consiste ?
Hummm... Non, on m'a dit que c'était un poste assez différent, mais aucune autre précision.
Le secrétaire sembla amusé par la situation :
Vous savez, cela est un poste très difficile à tenir et pourtant mal payé. Il faut toujours être disponible, et votre vie sera toujours en danger. Le savez-vous ?
Hydargos comprit vite et ne voulut pas laisser cette victoire si bassement gagnée au secrétaire :
C'est pas grave. Je me lève presque tous les jours à cinq heure, sachant que j'ai pas besoin de sommeil, je ne mange presque pas et je suis très résistant et puissant au combat.
Le secrétaire s'appuya contre le dossier sa chaise :
Hum ! Bah... Nous devons dans ce cas vous présenter au Roi : il verra sur place si vous méritez ce poste, et enfin, il vous dira en quoi il consiste, et vous choisirez si vous accepterez ce poste une bonne fois pour toute.
Je ne suis pas venu pour rien. Inutile d m'indiquer la sortie, je me rappelle du chemin, dit Hydargos d'une voix pleine de sarcasme.
Sur ce, il sortit et claqua la porte. Le secrétaire sortit un mouchoir et s'épongea le front : jamais il n'avait eu à discuter avec quelqu'un avec tant de répondant ! C'est sûr que le roi allait aimer ça !


Ceci n'est qu'un entre aperçu de la version complète ! Je prévois de la continuer pendant les vacances, première semaine !


Dernière édition par Naqqah le Mar 07 Avr 2009, 12:10, édité 3 fois (Raison : Une faute bête dans le titre... ù____________ù)
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valentinos
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MessageSujet: Re: [Nouvelle] Le Sabre du Cerisier   Sam 04 Avr 2009, 22:42

J'ai adoré étant un grand lecteur j'ai tout de suite accroché à ton récit qui m'a agréablement surpris tant dans le contenu que dans la forme. J'attends la suite avec impatience Wink .

Valentinos

____________
Citation :
[00:49:30] falco a été kické par choco-sama
[00:49:30] Falco : ok

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Naqqah
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MessageSujet: Re: [Nouvelle] Le Sabre du Cerisier   Mar 07 Avr 2009, 12:07

Oki merci pour ton commentaire, et n t'inquiète pas, j'ai déjà avancé ( maigrement )...

Cela ne sera pas forcément une courte nouvelle... laul

Yo ! J'édite le premier post !

J'ai rien dit, ils veulent pas... u____u


Il se rassit dans la salle d'attente et quelqu'un vint le chercher au bout d'une vingtaine de minutes. Il lui demanda ce qu'il attendais, il lui répondit qu'on lui avait promis une rencontre avec le Roi pour l'emploi. On lui dit de venir dans une heure. Il répondit qu'il préférai rester. Pendant une heure, il resta assis, à méditer : c'était une grande chance de pouvoir avoir enfin un poste dans le fort, et il supposai que le Roi ne sera pas mécontent de ses services, si un jour il est embauché. Mieux vaut ne pas crier victoire trop tôt, pensa-t-il.

Après une heure, on vint le chercher, et Hydargos n'avait toujours pas bougé. D'ailleurs, le secrétaire personnel fut étonné de voir qu'il pouvait rester tant de temps sans bouger. Il l'invita à le suivre, et ils marchèrent quelques temps, sous les toitures sculptées, qui relataient des histoires de héros et de guerres, plus souvent des victoires : l'État préférait cacher ses défaites, car le peuple étai très craintif, et cela produirait une émeute de savoir les faiblesses du fort. Hydargos marchait la tête levée, et à chaque fois que quelqu'un passait devant lui, il n'avait pas besoin de baisser la tête pour le voir, il esquivai l'obstacle, se que continua d'étonner le secrétaire : « Je me demande comment fait cet homme pour être si calme et posé, pour avoir autant de réflexes ! ». Il observa Hydargos : c'était un jeune homme d'environ dix sept ans, avec de longs cheveux bleu qui cachaient un peu ses yeux, retenus par un bandeau. Ses yeux rouges ressortaient tout de même sous la masse de cheveux. Malgré une évidente pauvreté, il portait des habits de vrai noblesse. Il vit un sabre accroché à sa ceinture, sûrement larme qu'il désirait présenter au Roi. Il avait beaucoup de chance d'être apprécié. Puis il remarqua les deux coutelas accroché à ses genoux. Il comprit que cette personne ne faisait pas dans le finesse : si il présente eux armes, il sera très sûrement pris. Il continuai à regarder Hydargos en étant dans ses pensées lorsqu'il rencontré une colonne : il avait moins de chance que lui !

Il se réveilla allongé par terre, la tête sur un morceau de tissu avec Hydargos devant lui.
« Vous vous êtes pris une colonne, vous ne regardiez pas devant vous.
La tête lui tournait encore, et la vue lui était toujours brouillée.
Mais ne vous inquiétez pas, je me suis occupé de vous.
Le secrétaire ouvrit de grands yeux, et autant sa vue que son mal de tête allèrent mieux d'un coup.
Vous connaissez les premiers soins ?! Demande-t-il, un peu fort d'ailleurs.
Je suis en apprentissage. J'essaie de réguler, mais mon entraînement au sabre et au coutelas me prend beaucoup de temps, et avec les visites que je dois faire en ville...
Le secrétaire m'a informé de votre cas : apparemment, vous êtes presque toujours disponible, et en plus, vous êtes quelqu'un qui n'a pas besoin de beaucoup d sommeil et qui n'a pas besoin de manger beaucoup. Vous êtes quelqu'un d'exceptionnel !
Hydargos parût flatté, mais il ne l'afficha pas assez pour que le secrétaire le voie :
Non, je n'ai rien de vraiment exceptionnel...
Ah ah ! Mais si ! Enfin...
Il se releva dans un élan avec un brut sourd, puis continua :
Je m'appelle Ramô. Je suis le secrétaire particulier du Roi. Il me fait très confiance, et moi je vous fais très confiance.
Merci ! C'est toujours bon à prendre ! »
Et ils repartirent en direction de la salle du trône en discutant comme de bon vieux amis.

Ils arrivèrent dans la salle du trône lus rapidement que Hydargos avait pensé : qu'est-ce que Ramô récupérais vite !
« Mon Roi... fit Ramô en s'agenouillant.
Tu peux te relever Ramô.
Hydargos s'agenouilla à son tour, et le Roi lui fi signe de se relever.
Je suis un homme simple, sache le.
Hydargos, intimidé, acquiesça d'un signe de tête, ce qui étonna Ramô.
Enfin Ramô, pourquoi ce jeune homme vient ici ? questionna le Roi.
Il a été informé de la « mise en jeu » du poste.
Le Roi souffla.
Ha ! Oui, bien sûr !
Sa candidature nous a paru très prometteuse.
Le Roi réfléchissait.
Soit. Alors tu vas me présenter tes qualités physiques, on me fera un rapport de ce que l'on t'a déjà demandé.
Hydargos respira. Puis demanda :
Je peux avoir un mannequin de bois ? »


Après avoir réduit un mannequin de bois en confettis, le Roi demanda à ce qu'on apporte quelques prisonniers, en expliquant à Hydargos qu'il ne devait pas les tuer. Après dix minutes, les prisonniers étaient devenus des légumes. On demanda alors à ce que l'on apporte des gardes. Tous devinrent aussi innocents que des chatons. Ramô n'en croyait pas ses yeux :
« Mais c'est incroyable !
Le Roi réfléchissait : c'était lui aussi un homme posé, apparemment.
Effectivement, c'est très surprenant. S'il n'en tenait qu'à moi, vous seriez déjà engagé. Mais ce boulot ne requiert pas que de la force, endurance et agilité !
Je men doute, répondit Hydargos.
Le Roi lui fit signe de venir, et, lorsque Ramô s'écarta, il lui fit signe de venir à lui aussi. Ils partirent en direction d'une salle de particulier :
Tout ceci serait à vous si vous décidez de prendre ce travail.
Il ouvrit la porte. Dans cette chambre, de magnifiques soieries décoraient les murs, un immense lit trônait au milieu e la pièce. Un bureau en bois de chêne portait encore l'odeur du bois fraîchement coupé. Cette pièce était impressionnante. Une salle de bain de luxe comportait baignoire, latrines, lavabos, le tout en des matériaux très chers.
Mais que requiert don ce poste pour avoir tant de soins ?
De la qualité morale.
Je vois.
Le Roi prit un moment avant de prendre la parole :
Je vais vous dire en quoi consiste ce poste : vous devez savoir les problèmes que nous vivons en ce moment. Cet hiver n'est pas normal, et cela compromet la sûreté du fort. Une personne essaie de comprendre ce qui se passe, une jeune adolescente. Elle possède des dons divinatoires très puissants, mais pourtant, elle ne sait pas ce qu'il peut bien se passer.
Le Roi fit une pause. Hydargos ne comprenait pas pourquoi dans ce cas il avait besoin de quelqu'un comme lui.
Je crois que cet hiver est du à une action de ma part. Il y a très longtemps, avant ta naissance, alors que je n'étais qu'un Prince sans ambition, j'ai rencontré quelqu'un sous un Cerisier Sacré. C'était une jeune femme, que l'on aurait dit Sylphe, une de ces créatures aussi belles que la Nature elle-même. Cette personne m'avait dit quelque chose qui ressemblait à cela : « Un jour lointain, tu ne sauras pas quoi faire. Les Cerisiers auront disparus, et plus rien ne sera comme aujourd'hui. C'est à ce moment que tu auras le plus besoin de l'essence du Sacre offert par les arbres. C'est ce moment que la Sylphe Divine viendra, lorsque le monde ne sera plus comme maintenant. ». Cette Sylphe est le jeune fille dont je t'ai parlé. Je ne sais pas pourquoi, mais elle était censé pouvoir comprendre pourquoi ce qu'il se passait arrivait.
Hydargos fut très intrigué par le récit du Roi. Jamais il n'avait cru que cette personne puisse parler comme ça. Mais il ne comprenait toujours pas pourquoi il était là.
Ce que je veux de toi, c'est comprendre. Puisque les sylphes, êtres dotés d'une grâce sans fin ne savent pas quoi faire, bien que le mensonge leur est impossible, alors peut-être quelqu'un comme toi comprendra. Je t'ai vu combattre. J'ai eu de la chance de tomber sur une personne comme toi. Tu es malin, tu as beaucoup de réflexes. Peut-être sauras-tu détruire cette malédiction qui pèse sur le Royaume, et qui risque d'aller bien au-delà.
Hydargos ne s'était pas attendu à cela.
Moi, je veux bien accepter ce poste, mais il n'en tient pas qu'à moi. J'ai un frère. Il doit être au courant.
Le Roi parut déçu.
Très bien. Quelque soit ta réponse, je désires que tu viennes ici. Ton frère pourra bénéficier de tout ce qui est proposé, car c'est ma place qui est en jeu. Ce que je veux simplement, c'est que tu gardes ceci pour toi.
Je pense que mon frère ne refusera pas. »

Minos état un jeune homme d'un ans de moins que Hydargos. Ses cheveux violets et bouclés lui cachaient en partie ses yeux rouges. Un air de famille s'installait entre les deux frères. Il cassait des cibles dans la rue à l'aide de ses pistolets. Il semblait prendre du plaisir à le faire. Quelques personnes jetaient des pièces par terre, en aumône à Minos. Puis beaucoup de personnes se lassèrent, et partirent. Minos récupéra les pièces, et tourna les talons lorsqu'il vit son frère :
« Minos. J'ai une question : est-ce que ce que t fais te plais ?
Minos sembla intrigué.
Je sais très bien que tu n'a aucune estime pour ce que je fais.
Là n'est pas le problème, riposta Hydargos. Réponds à me question.
Minos semblait honteux et confus, mais il répondit :
Non.
Je peux changer cette situation.
Minos releva la tête, et Hydargos vit une lueur d'espoir dans ses yeux :
Le Roi me propose un travail dangereux mais très bien payé. Tu bénéficierais des offres proposées.
Mais... dangereux ?
Hydargos se doutait qu'il allait dire ça.
Tu n'es jamais payé pour rien. Peut-être es tu mon frère, mais t 'as pas à te soucier de ça. C'est toi qui choisis si je le fais ou pas.
Minos savait que son frère voulait faire ce travail. Mais il ne savait pas tout, et ne voulait pas risquer la vie de son frère. Malgré cela, il se résigna :
Fais ce que tu veux. C'est pas à moi de choisir ton avenir.
Merci Minos. Je te revaudrais ça... »

Hydargos attendit comme prévu dans la salle qui lui était désormais offerte. Il ne profita pas encore de la chose : il avait peur que le Roi ait changé d'avis. Quelques temps après qu'il soit arrivé, Ramô passa dans la salle. Lorsqu'il le vit, il s'arrêta :
« Tiens ! Notre ami ! Le Roi 'a demandé de passer par là toute les demi-heures après ton départ. Cela n'a pas été inutile.
Mais cela a du te fatiguer ! railla Hydargos.
Mf ! Touché ! plaisanta Ramô.
Hydargos et Ramô plaisantèrent comme ça pendant cinq bonnes minutes, jusqu'à ce que les deux se turent :
Et... pour l'emploi... Que comptes-tu faire ?
Je vais le prendre. Mon frère est d'accord.
Il repensa à son frère : il avait accepté à contrecœur, c'est sûr, car il ne voulait pas que son frère soit en danger. Mais cela faciliterait leur vie.
Très bien. En espérant que tu ne regretteras pas ce choix.
De toute façon, c'est trop tard, car je tiens parole. Et cela m'étonnerai que je regrette ce travail.
Ramô semblait satisfait.
Très bien. Nous allons donc voir le Roi !
Comme tu veux ! »
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